Le Ballon Vert

© Alice Dufay Domaine(s) : Théâtre, Art de la rue, Performance, Théâtre radiophonique hors les murs
Année de création : 2012
Département : 14

coordonnées

Le Ballon Vert
5 rue Pierre Villey
14000 Caen
Tél. : 06 86 85 89 04
Mél. : leballonvert@gmail.com
Site internet : http://www.leballonvert.com

l'équipe

Responsable juridique : Maud Grojean
Responsable artistique 1 : Amélie Clément
Autre(s) : Marie Clouet (Administration/Production)
Chargé de diffusion : Marie Clouet
Portable : 06 86 85 89 04
Mél. : leballonvert@gmail.com

projet artistique

"Rien ne nait ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau", Anaxagore. 

« Cette phrase du philosophe grec Anaxagore, deviendra au fil du temps cette maxime de Lavoisier "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". Depuis elle est devenue une expression aux multiples facettes, parfois bien loin des frontières de la matière ou de la biologie. 

Je suis de la génération des trentenaires, ceux nés dans les années 80, la Génération Y. J'ai grandi entre un Boum et un Badaboum. La chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989 et la chute des deux tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Je pourrais dire à mes enfants que je n’étais pas si loin, que je l'ai vu... 

J'ai vu l'élection du premier président noir des Etats-Unis d'Amérique, j'ai compris que "la pomme est un fruit fort sympathique" en écoutant Chirac, j'ai voté contre Le Pen pour mon premier bulletin, j'ai assisté à l'extinction du Club Dorothé, j'ai vu des gens sombrer au fond de la méditerranée, j'ai observé la naissance de la télé-réalité, j'ai vu des traders marcher avec leurs cartons devant Lehman Brothers, j'ai vu des files de gens devant les banques alimentaires et épiceries solidaires, j'ai vu des hommes et des femmes s'enflammer durant toute une nuit pour trois petits buts et une coupe jaune qui brillait de loin, j'ai vu Trump devenir président des Etats Unis d'Amériques, j'ai vu une vague énorme avaler  mon petit écran et les bords d'une rive sur plusieurs kilomètres, j'ai vu des hommes aimer des hommes, des femmes aimer des femmes et ne plus s'en excuser, j'ai vu des brebis qu'on avait clonées et je n’ai pas vu l'originale, j'ai applaudi le printemps arabe et j’ai pleuré devant l'hiver syrien, j'ai vu des lions manger des gazelles... Voilà ce que je pourrais dire à mes enfants. 

Mais comment leur raconter qu'au-delà des images il y a autre chose ? Que ce que l’on voit n’est pas toujours ce que l’on croit ? Comment leur dire que le réel n’existe pas ? ».

Amélie Clément.

LA COMPAGNIE

Amélie est l’artiste associée de la compagnie. Elle a commencé ses recherches sur les écritures contemporaines, Ivan Viripaev, Falck Richter, Sarah Kane, Marius Von Mayenburg en salle. Mais à la suite d’un an de collaboration avec une compagnie de rue, elle a décidé d’inscrire sa recherche sur l’écriture au cœur de l’espace public.

Comment se ré-approprier nos espaces de vie et en faire nos espaces de rêverie ? Inscrire « in situ » un poème qui vient décaler le regard quotidien, celui qui ne voit plus, qui n’a plus le temps de voir. 

PRENDRE LA PAROLE COMME ACTE DE RESISTANCE

Comme des poissons dans un bocal, nous tournons tous autour de nous même. Ce qui fait la singularité de notre espèce c'est notre besoin de dire, de nommer les choses et de les adresser aux autres, de prendre la parole. Cette prise de parole ne peut se résumer au simple fait de parler. Tout le monde peut dire quelque chose. Tout le monde aurait à dire sur quelque chose. Mais au fond, dans cette accumulation incessante d’informations et d’opinions, dans ce flot de bavardages, entendons-nous vraiment ou la parole est-elle devenue un simple acouphène au creux de l’oreille ?

Nous guettons une prise de parole plus intime, comme une tentative pour dire le monde qui résonne en soi-même.

Il y a les mots, les sons, le sujet, le sens, l'interlocuteur, le locuteur, les syllabes, les phonèmes... et toute la panoplie d’experts du sens et des mots qui vont avec. Mais il y a, en plus de tout cela, quelque chose en plus.

Quelque chose qui ne se mesure pas entre vous et moi et qui se tisse au cœur du langage. 

spectacles en diffusion

PROJET OCTOPUS 


0.1 - le cri du poulpe
0.2 - la naissance des pieuvres 
0.3 - l'enchantement du calamar 

partenaires

Conseil départemental du Calvados
Ville de Rouen
Ville de Caen
Région Normandie
DRAC Normandie
Ville de Bernay Ville de Falaise
Réseau ReNar, L'étincelle à Rouen, Atelier 231, CNAR, La Renaissance, L’Archipel, Université de Normandie, Epoque(S) Salon du livre L'etable à Beaumontel
Actea Cité Théâtre, Le Préau CDR, Le Cargo, Le Bazarnaom, Normandie Aménagement

Fiche mise à jour par l'équipe artistique le : 2017-03-20

spectacles

Octopus 0.3 - L'enchantement du calamar [+]
Octopus 0.2 - La naissance des pieuvres [+]
Le projet Octopus [+]
Octopus 0.1 - Le cri du poulpe [+]

agenda

Du 24 au 25 août 2017 | Octopus 0.3 - L'enchantement du calamar - Caen

le 16 sept. 2017 | Octopus 0.3 - L'enchantement du calamar - Bernay